Foire aux questions

GRANDIR peut-il être vu par tous ?

GRANDIR donne la parole aux enfants qui s’expriment dans leur langue locale (Jarai, Kachin, Karen…). A moins que vous ne compreniez tous ces dialectes, il est nécessaire de savoir lire pour comprendre le film. Les sous titres de GRANDIR sont faciles à lire pour un enfant à partir de 8 – 10 ans. GRANDIR n’est pas misérabiliste, c’est un film positif qui peut être vu par tous.

Pourquoi montrer GRANDIR dans des établissements scolaires ?

Chloé (3ème), école Demotz de la Salle en Haute Savoie : « On se rend compte qu’on a de la chance de pouvoir aller à l’école même si on n’a pas forcément envie d’y aller. A l’autre bout du monde, ils en rêvent ! Depuis ce projet, je remets ma vie en question et je me rends compte que j’ai une chance inouïe. ».
Tout est dit, non ? Pour télécharger le dossier pédagogique, cliquez ici
Pour organiser une projection dans votre établissement scolaire (ou ailleurs, entreprise, famille…), cliquez ici

Comment acheter un DVD de GRANDIR ?

Les DVD seront disponibles à l’achat à partir de février 2019.
Vous pouvez dès à présent pré-commander un DVD ici

Y a-t-il quelqu’un pour m’aider si j’organise une projection ?

Bien sûr, notre équipe de bénévoles partout en France pourra vous aider mais aussi l’équipe d’Enfants du Mékong à Asnières sur Seine. Commandez dès à présent votre kit de projection et nous vous recontacterons rapidement pour vous accompagner dans votre projet.
Vous pouvez aussi nous adresser vos questions, remarques, doléances à l’adresse suivante: grandir@enfantsdumekong.com

Est-ce que je peux diffuser GRANDIR dans un cinéma ?

Si vous êtes un cinéma ou si vous souhaitez diffuser dans un cinéma, sachez que nous avons tous les formats disponibles pour vos projections : DCP, Blue Ray, DVD.

Afin d’être partagé le plus possible dans des établissements scolaires, groupes associatifs, maisons des jeunes, etc.. GRANDIR n’a pas fait l’objet de demande de visa d’exploitation auprès du CNC. Aussi, il ne sera pas possible pour votre salle de cinéma de faire payer les ventes comme pour une projection classique. Vous pourrez par contre proposer à vos spectateurs de contribuer par une participation libre sous forme de dons pour Enfants du Mékong et qui sera alors déductible des impôts.
En contrepartie de la mise à disposition de la salle, le cinéma vous demandera probablement une participation. Mais si vous êtes un très très bon négociateur et que vous parvenez à mettre en avant le projet solidaire et éducatif, vous l’obtiendrez gratuitement 🙂

Pour vous accompagner dans ce projet, merci de contacter Enfants du Mékong à l’adresse suivante en précisant vos coordonnées : grandir@enfantsdumekong.com

Comment je peux aider à diffuser GRANDIR ?

Nous vous proposons 4 initiatives simples :
– Promouvoir GRANDIR sur les réseaux sociaux (facebook, etc…)
– Donner votre avis sur la page Allocine du film
– En parler à un enseignant, directeur d’établissement, chef d’entreprises, élu local, associations pour nous aider le diffuser
– Organiser votre propre projection

En savoir plus sur la vie de Prin ?

Prin a 6 ans. Elle est née dans l’ethnie Jaraï qui peuple les hauts-plateaux du centre du Vietnam. Chez elle, on ne parle pas le vietnamien mais le Jaraï. Pour pouvoir aller à l’école, sa maman a décidé de l’envoyer apprendre la langue du pays dans un pensionnat à plusieurs heures de marche de chez elle. Il n’y a qu’ainsi que Prin pourra ensuite suivre une scolarité normale et continuer à étudier après le primaire. Mais vivre loin de sa famille n’est pas toujours facile. Dans son village, Prin a un petit frère qu’elle ne voit pas souvent et des grands-parents qu’elle aime beaucoup. Quand elle rentre chez elle, dans sa petite maison faite de planches, de tôles et de terre battue, Prin retrouve sa maman Siu Hoan. Ensemble, elles gardent quelques vaches maigres dans les rizières asséchées. Au milieu de ce paysage aride, les cabrioles de Prin et de son petit frère égaillent le regard de leur mère.
Siu Hoan a perdu son mari quand Prin avait 2 ans. Sans argent, ils ont été incapables de soigner son cancer du foie. Sans ressource – ni terre, ni rizière – Siu Hoan s’est mise au service des fermes du coin : « Nous n’avons pas de terre, nous devons travailler pour manger. Voilà ce que j’ai dû expliquer à ma fille. Tout ce que nous possédons, ce sont des aides que nous avons reçus. » Siu Hoan n’a pas attendu que Prin soit en âge de comprendre pour lui parler de ses difficultés et l’impliquer. Mais malgré la très grande pauvreté de sa famille, Prin est une enfant joyeuse qui aime l’école, le rose et porter son pantalon en jean. Entourée de ses amis, elle dessine et apprend à écrire. Son rêve serait de revenir chez elle pour y être professeur. Elle pourrait ainsi apprendre aux Jaraï le vietnamien et les aider à s’instruire. Elle voudrait tant que tous aient la même chance qu’elle d’aller à l’école mais sans avoir à quitter leur famille. « Prin ne peut pas rester avec moi, je ne peux rien lui apprendre, je n’ai été à l’école que 2 ans. Je ne sais rien » se justifie Hoan pour expliquer son choix d’envoyer Prin étudier loin.
Peut-être Prin, pourra-t-elle un jour aider sa maman à apprendre à lire ?

En savoir plus sur Myu Lat Awng (prononcé Miou Lat Ang), 10 ans, Birmanie ?

A l’âge de 4 ans, Myu Lat Awng a quitté sa maison pour ne jamais y revenir. Son village, Kawapang, a été détruit par des armes lourdes lors d’une bataille qui opposait l’armée birmane et la milice kachin. Sa famille s’est d’abord cachée dans la jungle. Son petit frère n’avait que 2 mois. Puis Myu Lat Awng et les siens se sont abrités chez des parents à 16 kilomètres de là, avant finalement de trouver refuge le 19 mai 2018 au camps de déplacés internes de Palana à côté de la ville de Myitkyina (« Mitchina »). Cinq ans d’errance avant d’enfin retrouver une maison à eux même s’ils doivent partager le terrain avec 880 autres déplacés internes. « Je n’ai aucun souvenir de mon village alors je le dessine ». Souvent Myu Lat Awng se réfugie dans le dessin. Dans la petite cabane aménagée pour sa famille, il dessine à même le plancher de bambous. Au-dessus des rares possessions de la famille (quelques couvertures, une moustiquaire, une bâche en plastique de l’UNESCO), une médaille trône fièrement. Myu Lat Awng a reçu le premier prix de dessin d’un concours organisé dans le camps la semaine dernière. A côté sont affichés les portraits d’écoliers de la famille. Myu Lat Awng y est encadré de ses deux frères. Même à l’école, Myu Lat Awng ne se départie pas de son calme et de son sérieux. Un air grave est sans cesse suspendu à ses sourcils froncés. Parfois, une larme discrète coule sur son beau visage recouvert de Tanaka. Dans le brouhaha des écoliers qui anone leur leçons, Myu Lat Awng est un peu perdu. En Birmanie, l’apprentissage repose sur le par cœur et Myu Lat Awng a pris du retard. Le soir, à la lumière d’une lampe torche distribuée par la Croix Rouge, sa maman lui rappelle : « Appliques-toi sinon personne ne s’intéressera à toi ! » Et Myu Lat Awng s’applique. Il pourrait être en colère. Il pourrait rêver de vengeance comme tant de ses amis qui veulent devenir soldat. Mais plutôt que de penser à tout cela, Myu Lat Awng préfère jouer dans les allées du camp avec ses nouveaux amis : « ici je me sens bien car j’ai plein d’amis » sourit-il enfin.